Aimer jusqu’au bout

« Une société qui, au lieu de dénier la mort, apprendrait à l’intégrer à la vie. Une société plus humaine où, conscients de notre condition de mortels, nous respecterions davantage la valeur de la vie. »  Marie de Hennezel,  « La mort intime ».

L'Humain avant tout !
L’Humain avant tout !

Nous naissons, nous grandissons, puis nous mourrons. Tel est le cycle éternel avec lequel nous partageons parfois nos insomnies.

Pourtant il n’y a rien de plus simple ! Quand le corps et/ou la tête ne sont plus présents au monde, la mort vient chercher son dû, avec plus ou moins de retard. Elle sait se faire rapide ou lente, tellement lente qu’on peut la sentir se glisser sous les draps, tellement rapide aussi qu’on n’a même pas entendu le dernier souffle.

Mais avant ce moment crucial dans la vie d’une personne et de ses proches, il y a le déclin. La pente glissante empruntée tôt ou tard, vieux ou jeunes, cette pente est traîtresse et peut tourner à tout moment.

Aujourd’hui, je travaille dans l’un de ces « mouroirs » dans lesquels nous plaçons nos âgés parce qu’il devient trop difficile de s’en occuper. Je refuse ce terme : trop négatif, il fait peur et rebute. Si l’on appelle « mouroir » les maisons de retraite, on peut alors y inclure nos propres maisons, nos hôpitaux, nos écoles, la terre même sur laquelle nous sommes nés.

Ne plus avoir peur de la mort est un travail de toute une vie. Nous pouvons penser que la mort est un grand prix à payer, mais n’avons-nous pas reçu ce même prix à notre naissance ?

Le prix le plus difficile à payer est celui de ce déclin, celui qui fait perdre le sens de la réalité, celui qui fait perdre petit à petit, morceau par morceau, l’indépendance et les choix délibérés.

Je suis là, comme tant d’autres, dans cette maison de repos, pour essayer de palier ces nouveaux manques, de plus en plus grands. Je suis là pour aider ces personnes à vivre décemment, à être propre, à bien manger, à vivre ce qui est nécessaire au corps et à l’esprit.

Je travaille comme beaucoup avec ma frustration sur le dos. Parce que le système de ces maisons demande aux soignants, et par conséquent aux résidents, d’être à l’heure sur le planning de la journée. Parce que peu de personnel pour beaucoup de résidents, de plus en plus dépendants, physiquement ou psychologiquement, les soins qui devraient être faits sans pression, en prenant le temps, sont devenus une course au rendement. L’usine. Les conserves sont remplacées par des personnes…

La base et le but de ce « système », vieux comme le monde, se transforme petit à petit pour se diriger vers le grand profit, l’argent en masse, la puissance du nombre.

Quelle erreur !

C’est pour moi la pire des contradictions que de courir en traînant avec soi des personnes âgées qui ont le temps et qui en ont besoin. La rapidité dans ce cas fait le contraire du travail voulu. La rapidité est « contre-productive » puisqu’elle élimine tout dialogue, toute relation, et tout plaisir nécessaire aux soins qui ne sont pas toujours agréables pour les personnes. Alors on fait du mal et on se fait du mal, parce que nous sommes tirés à quatre coins à la fois.

La patience ne doit pas être un devoir du résident, soyons patients l'un envers l'autre.
La patience ne doit pas être un devoir du résident, soyons patients l’un envers l’autre.

Ce système n’est plus celui du don à autrui. Il est devenu racoleur, une course au chiffre et à la production. Mais le problème ne vient pas des soignants, ni même des directeurs d’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) ou autres maisons de repos. Nous ne sommes qu’au bas de l’échelle et, sur le terrain, comme souvent, les théories administratives et calculées n’ont aucun sens.

Pour être clair, la direction reçoit un nombre de subventions limitées, en fonction donc du nombre de chambres, des activités proposées et de l’infrastructure. Par exemple : faire construire des toilettes adaptées aux personnes à mobilité réduite peut permettre à un établissement de recevoir une subvention pour la création d’un PASA (Pôle d’Activité et de Soin Adapté). Et c’est ce système qui décide du nombre de postes par jour. Pour cinquante résidents, nous sommes quatre soignants maximum la semaine et trois le week-end. C’est peu quand on veut être attentionné… Je ne dis pas que c’est impossible : bien sûr, le « travail » est fait… mais dans quelles conditions !

Pour bien comprendre, voyons le déroulement d’une matinée : nous sommes donc quatre soignants pour cinquante résidents. Il est sept heures du matin, l’heure des levers, des toilettes, des douches et des petits-déjeuners. Quatre soignants, donc deux par étage. Chacun a sa liste sur laquelle figurent les noms de la douzaine de résidents dont il doit s’occuper. Lorsqu’on lit sur le papier, cela semble faisable. Oui bien sûr, cela est faisable. Mais lorsqu’on est sur le terrain, que l’on connaît les personnes dont on s’occupe et que l’on sait qu’un imprévu est très vite arrivé, il est vraiment délicat de faire son travail dans de bonnes conditions.

La plupart des personnes qui logent en maison de retraite sont dépendantes, totalement ou partiellement. Cela signifie qu’il faut pour certains TOUT faire. Laver, habiller, porter et déplacer jusqu’au fauteuil, réinstaller, aider à manger, coiffer, parfumer,…

Tout cela dans la douceur et la patience, dans le respect de l’intimité et des volontés de la personne. Cette manière de travailler devient pour beaucoup de soignants un rêve plutôt qu’une réalité. Ces personnes ont passé leur vie à travailler durement et, en remerciement, nous leur offrons une fin de vie dans le stress, l’ennui des après-midi devant la télévision, la pression et le manque d’écoute. Les soignants en général font ce qu’ils peuvent pour prendre du temps à l’écoute, à la plaisanterie, mais ce n’est pas toujours possible. Certaines fois, nous sommes obligés de refuser un passage aux toilettes parce que dix autres personnes attendent après nous pour se coucher ou se lever…

Il y a de plus en plus de contradiction entre la demande et les faits. C’est à dire la réalité des restrictions dans le milieu du médico-social et l’éthique nécessaire, le respect de la morale et de l’individu.

Ce problème touche beaucoup de structures et notamment les maisons de retraite où le temps semble pouvoir se rallonger suivant le point de vue que l’on y porte.

Les grandes directions sont aveuglées par le business de leur entreprise et, pourvu que les résidents soient présentables à l’heure des visites, ils ne voient pas et ne veulent pas voir ce qu’il y a à changer. La maltraitance en gériatrie n’est en général pas un problème personnel mais un problème de société. Les restrictions financières, le manque de personnel, les horaires à suivre et les soins à charge de personnel non qualifié car moins chers entraînent inévitablement une maltraitance envers les résidents.

Le temps, c'est le bien-traitance...
Le temps, c’est de la bien-traitance…

En découle un mal-être des employés, qui aiment profondément leur travail et souffrent d’une frustration et d’une culpabilité par rapport au but premier du métier. En découle un mal-être des résidents, qui n’ont pas leur mot à dire et se retrouvent à suivre les ordres d’un système qu’ils n’ont pas choisi et pour lequel ils payent.

N’importe quel soignant qui prône « l’Humanitude » se retrouve dans des situations de maltraitance malgré lui, parce que la patience et l’écoute ont leurs limites face à la valeur financière.

L'Humanitude : un concept que l'on devrait pouvoir mettre en pratique partout et avec tous.
L’Humanitude : un concept que l’on devrait pouvoir mettre en pratique partout et avec tous.

Il existe bien sûr des structures où tout cela est respecté, mais malheureusement trop rares. Ce ne devrait pas être une exception. Prendre du temps et respecter nos aînés ne devrait pas être une exception, l’utopie pour laquelle nous nous battons contre des moulins à vent. Pensons égoïstement : la jeunesse d’aujourd’hui sera la vieillesse de demain. Avez-vous vraiment envie d’être traités comme du bétail ? D’attendre le prochain tour de change pour pouvoir aller aux toilettes ? De ne plus pouvoir vous laver les dents parce que le personnel n’a pas le temps de vous aider ? De manger le repas complet mélangé dans le même bol parce que le soignant a dix minutes et pas une de plus pour vous aider à manger ?

Combien de résidents ai-je déjà entendu me dire qu’ils se sentaient comme un poids pour nous, pour leur famille ? Combien me disent merci quand je reste à peine cinq minutes à les écouter ?

Combien de fois suis-je rentrée chez moi avec un mal de dos et de la culpabilité dans les tripes parce que je me suis occupée de personnes trop lourdes pour moi toute seule, parce que mes collègues étaient tout aussi débordées !

Quand nous rendrons-nous compte que la vieillesse n’est pas sale, que la souffrance fait partie de la vie, oui, mais qu’il ne faut pas en ajouter mais essayer de la soulager ?

Quand bougerons-nous pour hurler NON à ceux qui se noient sous la paperasse et ne voient plus que le prix de l’Humain, le prix de sa mort, le prix d’un lit à remplir dès qu’il en est vidé de son propriétaire temporaire…

Ce que je décris là est pour moi un problème sociétal majeur : d’une part la course au profit aveugle empêche toute réflexion spirituelle par rapport à la mort et à la fin de vie, qui fait pourtant partie intégrante de nous-mêmes. D’autre part, cette peur et ce désir de puissance « floute » notre objectivité.

Regarder, écouter, partager du temps et de la parole, c'est aussi du soin !
Regarder, écouter, partager du temps et de la parole, c’est aussi du soin !

Je me dis tous les jours qu’il y a pire que ce que je connais, j’ai entendu tellement pire que je n’y crois toujours pas. Mais cela est trop facile, on se déculpabilise pour se dire qu’au final ce n’est pas si mal, d’autres sont bien moins lotis. Mais cela ne change rien, un être humain reste un être humain, qu’il ait trois ou quatre-vingt-dix ans, qu’il ait le dos droit ou qu’il ne retienne plus ses selles…

Au final, l’humain n’est qu’un tas de chair d’os et de nerfs, chaque être vivant finit poussière. L’important est la façon dont il vit sa vie et dont il ressent cette vie.

Alors la prochaine fois pensez à sourire au petit vieux qui marche trop lentement dans la rue, vous serez peut-être sa seule interaction sociale de la journée !

Le soir où j’ai dit non

Je suis du soir au premier étage. Je suis nouvelle et je tâtonne encore au niveau de l’organisation. Je m’occupe de coucher Madame C. Elle est toute petite, comme une vieille branche d’un rosier qui n’a plus d’épines. Elle hallucine aussi, voit des gens dans sa chambre, lève les mains au-dessus de sa tête et commence à pleurer.

Elle marmonne des mots que je ne comprends pas, dans une langue perdue, abîmée par son esprit trop usé. Moi, trop nouvelle encore, trop influençable, je l’aide à se coucher et décide de la laisser pour m’occuper des personnes qui attendent après moi pour aller dormir… Cette Madame C. me hantera toute la nuit. Le lendemain, j’ai choisi : la prochaine fois, je dirai non à ma peur d’être « en retard ». La prochaine fois, je prendrai le temps d’apaiser Madame C. avant sa nuit, je prendrai le temps de l’écouter même si je ne comprends pas ce qu’elle dit.

Elle s’endormira peut-être mieux et moi aussi. La prochaine fois je serai « en retard ».

Perrine Pouget, ASH-Aide-soignante en EHPAD

Le 17 octobre 2016.

 

13 thoughts on “Aimer jusqu’au bout

  1. Merci Perrine pour cette approche qui soulève tant de questions. J’ai toujours pensé que le meilleur médicament était l’humanité, l’amour dans l’acte. Mais dans ce domaine , comme dans tant d’autres nous allons vers une inhumanité. De plus en plus de scientifiques se posent la question  » vivre longtemps, oui, mais pourquoi et comment ? Nous oublions que donner la vie , ce qui est si réjouissant , c’est aussi donner la mort et parfois de façon violente. Perrine tu as pu le vivre lors de tes deux années avec nous en Inde. Dans un passé pas si lointain c’était une joie, et un devoir que de garder les anciens à la maison, aujourd’hui on s’en débarrasse, on les mets dans des garages  » humains  » , mais sans humanité. Les jeunes ne veulent plus s’occuper de celles ou ceux qui leur ont donné la vie. Combien de maisons de vieux ai je ainsi visitées où les vieux ne voient quasiment personne en visites ou alors une visite en course de vitesse, pour dire  » on été le ou la voir « . Et puis il y a l’argent, le profit , dont tu parles, même les organismes confessionnels savent gagner de l’argent en se donnant une bonne conscience de Chrétien, on fait du fric avec tout, la misère, la mort, la vieillesse….mais ne nous y trompons pas les hôpitaux sont sur le même chemin, ils deviennent des garages pour réparer les humains et pour la course aux profits réalisés par les grands laboratoires, tout, absolument tout, se déshumanise, les banques n’ont même plus le respect des clients qui leur laissent leurs fonds et elles sont payées pour recevoir ces sommes avec lesquelles elles vont jouer , blanchir ou noircir de la monnaie.

    BREF nous courrons vers  » LE MEILLEUR DES MONDES  » ce roman écrit par Aldous Huxley.

    Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, il imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

    Le « meilleur des mondes » décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader.

    Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves « auraient l’amour de leur servitude »…joyeux d’être des esclaves !

    Nous y arrivons, nous y sommes, au prix d’éliminer toutes celles et ceux qui nous gênent, que ce soit nos aînés ou les migrants, ou celui qui est différent de nous.

    Il reste à souhaiter une catastrophe qui remettrait les choses en place avant d’arriver à un tel monde qui est déjà très présent.

    Merci à toi Perrine et continue encore et toujours d’oser le risque de ne pas être comme les autres, de ne pas être un mouton, et d’oser sortir du troupeau. André Mâge

  2. Merci Perrine pour ce texte extrêmement beau et poignant.
    Ose Perrine, continue à Oser!
    Réapprenons à nos enfants que vieillir ou mourir n’est pas honteux , que c’est tout simplement partie intégrante de la Vie.

  3. merci PERRINE

    Pour ce témoignage émouvant, vrai et malheureusement réel.
    je travail dans le même milieu a la différence que je le fais a domicile et je t’assure que pour rien au monde je ne souhaiterai travailler en structure pour les anciens, mon temps m’est aussi parfois compté. Aujourd’hui encore plus , l’argent , le business , font que nous ne côtoyons plus aussi régulièrement les mêmes personnes, ce qui est très éprouvant pour les personnes âgées. Je prends le temps pour être a l’écoute et faire mon travail comme je l’aime quitte a être en retard et je le prends sur mon temps personnel, nous apportons tant a ses anciens, « un rayon de soleil », « un ange  » comme je
    l’entend souvent, mais si difficile pour eux de comprendre que nous ne pouvons parfois pas faire plus car derrière d’autres attendent…courage PERRINE !

  4. Chere Perrine,
    Sois notre porte-parole dans cette tache que tu habites avec conscience et verite, merci de garder ta flamme allumee aupres de ceux qui nous precedent.
    Tu vis la un eclairage essentiel pour ta vie et tu as les mots justes pour en communiquer l’importance vitale. Et ta jeunesse nous donne une grande lecon, et aussi beaucoup d’espoir!
    Catherine

  5. Très beau texte merci Perrine. Je travaille à l’ADMR depuis 1 mois et j’adore ça, je pars tout les matins en me disant :  » je pars faire mon social work français « .
    J’aime passer du temps avec les personnes chez qui je vais et je me débrouille toujours pour finir à l’avance le ménage pour parler ou faire une activité avec la personne âgée. Beaucoup me remercie mais la joie dans leur yeux quand j’arrive chez eux n’a pas de prix. Merci en tout cas pour ce beau texte qui me touche énormément. N’oublions jamais que nous aussi un jour nous serons vieux …

  6. Bonjour Perrine et grand merci pour cet acte d’amour que je comprend et que j’ai vécu étant aide soignante en EHPAD, nos ainés ont besoin d »amour tout comme le nouveau né,je demande la force d »amour pour continuer à tendre la main ,sourire,rassurer,prendre dans mes bras et dissoudre toute désapprobation de la hiérarchie qu’on ne m’empêche pas de donner,je trouverai l »énergie.MERCI pour ce message clin d »oeil qui me touche au plus haut point de ma conscience,merci la vie et certainement la mort

  7. d’accord avec tous ça mais je pense qu’il est plus énergisant de proposer ce qu’il faudrait pour rendre plus humain plus bienveillant plus respectueux
    des êtres qui on besoin d’aide dans le respect des énergies du cœur

    proposons a tous ceux qui ont oublié la vie

    1. Martine ,tu as raison , toi tu as su aimer et accompagner ta maman jusqu »au bout du chemin,dans sa maison,près de toi, je t’ai vu l’entourer avec la dignité et respect et moi malheureuse de ne pouvoir donner autant en EHPAD et encore que la nuit je pouvais me permettre de les bichonner,de les masser,de leur donner la parole,écouter leur vécu,.Il faut qu’il y ait des idées qui germent et que le domicile se développent maisons d’accueuil,bénévolat,réelle prise de conscience en occident Maryse

  8. bonjour a toutes et tous

    oui ;Rysma !
    c est bien cela qu il vaudrai
    j ai voulu monter un dossier ;il y a qq annees pour faire famille d accueil pour les anciens.
    cela n a pu ce faire;malheureusement;
    aujourd hui c est encore ;dans mon esprit;un jour peut etre …?

    GWEN

  9. Et bien a vous lire pour moi qui suit en Inde, et Perrine et Angelique savent de quoi je parle, cela fait un bien enorme que de savoir qu’il existe encore dans notre societe des jeunes qui veulent garder l’humanite et l’amour en point de mire, et cela fait un bien enorme dans notre combat vous n’avez pas idee….tellement le monde se deshumanise….a vous tous les jeunes je dis la meme chose que j’ai dit et repete mille fois a Perrine et a Angelique,  » battez vous, OSEZ LE RISQUE, mais ne soyez pas des moutons, acceptez le risque , douloureux, mais merveilleux de sortir du troupeau. COURAGE et AMOUR d’OSER LE RISQUE D’AIMER. Andre
     » « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront » (René Char)

    1. Merci André,mais je fais déjà partie des quinquas,cela fait 25 ans que j »accompagne nos ainés j’en ai vu partir qques uns depuis soit au domicile soit en EHPAD et j’ai tant voulu les apaiser pour le passage si énigmatique,autant pour eux que pour moi de président au plus miséreux,c’est la seule justice dans ce monde. Jai 54 ans et je viens juste de découvrir la vie ,maintenant je sais et je veux le diffuser autour de moi,je voudrais que tout le monde connaisse l’euphorie de l’amour et du partage,du don de soi et la vie me rend au centuple les vrais valeurs humanitaires .J’apprends tous les jours et je me relie ,me connecte avec des gens tous différents avec leur propre croyance et vécu,ils ont tous à m’apporter qque chose,cela arrive inopinémentau moment ou je ne m’y attend pas et je prend et je remercie,cela me remplit d’énergie positive ,je me protège de tout négatif,je sais faire maintenant et je suis prete à oeuvrer avec le sourire la joie car je sais sourire maintenant.Je suis très heureuse d’avoir reçu ce mail comme ça,il m »était destiné,nos reves peuvent devenir réalité,ouvrir son coeur est la clé et tout peut vous arriver .J’en termine ici et j’en reviens au sujet du blog c’est par ce biais que l »on peut aimer ,il faut s’aimer soi meme avant toute chose et après on peut aider que ce soit du nourrisson à 90ans,Je voudrais pouvoir écrire un livre tellement j’ai des choses à dire.Je te dis chapeau bas André et tous mes respects pour ce que tu fais en Inde,c’est beau

  10. il passera le temps sur nos cheveux d,argent elle passera la neige sur nos chevelures de soie il viendra pour tous ce temps ou les chemins prennent des airs de col alpins ou le regard s’embrume pour rien et se sera le temps comme dans la prime enfance d’avoir pour nous guidée vers la grande espérance des regards attentifs et des gestes bienveillant