Les enfants du Sida en Inde

Le groupe de jeunes, tous issus de familles touchées par le VIH, dont Help s’occupe depuis presque dix ans, touchés de près ou de loin par le VIH/SIDA. Quatre de ces jeunes filles sont ou seront en Collège d’ingénieurs en cette année 2016.
Le groupe de jeunes, tous issus de familles touchées par le VIH, dont Help s’occupe depuis presque dix ans, touchés de près ou de loin par le VIH/SIDA. Quatre de ces jeunes filles sont ou seront en Collège d’ingénieurs en cette année 2016.

Aucune étude sérieuse n’a jamais été réalisée sur la façon de réussir à suivre un enfant né avec le VIH. En Occident, en France, nous n’avons pas été assez concernés par la question, peu d’enfants sont nés infectés.

Dans les pays ou régions pauvres, le sujet intéresse si peu de monde. Suivre et réussir avec un adulte, dans des conditions extrêmes de pauvreté, c’est déjà un pari contre nature. Y parvenir avec un enfant, c’est quasiment mission impossible.

Ils sont des milliers et des milliers en Inde et dans la région où nous nous trouvons. Nous vivons avec eux tous les jours, ils sont souvent orphelins de père et/ou de mère, délaissés par leurs proches.

Baladhathhaiah, 10 ans, infecté par le VIH et sous trithérapie : orphelin de père, maman sous ARV, son premier frère est décédé.
Baladhathhaiah, 10 ans, infecté par le VIH et sous trithérapie : orphelin de père, maman sous ARV, son premier frère est décédé.

Lorsqu’on sait qu’un adulte a déjà du mal à suivre une prise d’ARV, à vie et tous les jours, alors comment le faire comprendre et y parvenir avec un enfant né séropositif qui ne comprend pas le drame avec lequel il est venu dans notre monde ?

Il est terrible de voir ces enfants souffrir, souvent mourir, et de ne rien pouvoir faire ou si peu. En plus du traitement, il y a l’éducation, la culture, les règles du mariage qui, avec le temps, vont constituer des obstacles quasi insurmontables. Et pourtant nous essayons…

C’est ainsi que, depuis bientôt dix ans, nous avons mis en place, en nos murs, un internat pour des enfants infectés ou non infectés, mais issus de famille pauvres et touchées par le drame VIH-Sida. Avec un but majeur, celui de mieux les suivre mais également de donner, surtout aux filles, une bonne éducation, une possibilité de poursuivre des études longues afin qu’elles puissent mieux s’en sortir.

Durga, 12 ans : nous venons de la transfuser, sous ARV et traitée pour une tuberculose, suivie par sa grand-mère.
Durga, 12 ans : nous venons de la transfuser, sous ARV et traitée pour une tuberculose, suivie par sa grand-mère.

Pourquoi les filles ? Dans la société Indienne, une fille éprouve beaucoup plus de mal à s’en sortir qu’un garçon. Avec le VIH, cela devient quasi impossible. Mais avec un bon diplôme en poche, l’avenir sera peut être moins sombre, nous voulons y croire avec elles et essayer l’Impossible.

En tout cas, nous connaissons une certaine réussite puisque quatre des filles que nous suivons sont entrées, ou vont entrer, en collège d’ingénieurs, dont une en troisième année et une autre en deuxième année.

Et même si nous sommes douloureusement impuissants devant le drame et la souffrance de ces enfants, nous voulons continuer de croire et de vivre avec notre devise « Impossible As Possible»  et espérer que d’autres feront comme nous, croire à l’Impossible, et se mettront en route avec nous, ou ailleurs, pour s’indigner face à l’horrible et agir.

André Mâge

Avril 2016

 

5 thoughts on “Les enfants du Sida en Inde

  1. Good Job, it’s an example of other NGOs …. some of the NGO’s are working for Children, other NGO’s also help few children according their possibility it will be great help….
    its true now a days mostly Girl Child developed educational – JOB – Economic – nobody will think of her family Background…. not only Girls , Boys also need help….
    Thanks to this Blog…..
    SAMBU

    1. HELLO, SAMBU.
      The first comments are encouraging, although the articles are written in French.
      Our friend found an excellent way to keep on communicating between Kavali and France. ! I am happy to think andre will be one more time close to you.
      So, people through the world will be able to hear your alarm cry.
      Odile

  2. Bravo encore pour le travail effectué. Je me souviens de Durga au mois de décembre juste avant que je parte elle était mal en point et se mettait à pleurer dès qu’on l’approchait, de la voir ainsi sourire sur cette photo me donne le sourire et l’envie de continuer.
    C’est génial que les filles rentrent au Collège d’ingénieurs car j’ai pu voir sur place pendant trois mois à quel point elles étaient sérieuses et assidues… un vraie leçon de vie pour nous européens qui souvent ne mesurons pas notre chance de pouvoir accéder à l’enseignement aussi facilement alors que pour ces jeunes filles l’enseignement est une question de survie.
    Longue vie à H.E.L.P. INDIA.
    Et encore bravo à vous tous!!!